
Château de Peyrepertuse
D’ici, nous avons une vue assez remarquable sur l’éperon du château, sachant que le point fort de cette forteresse de Peyrepertuse, c’est que le château s’étend sur une distance impressionnante en sommet de crête et épouse parfaitement le rocher. La stratégie développée ici par les bâtisseurs, c’est d’occuper vraiment tout l’espace. On n’est pas sur un rocher ramassé et escarpé comme à Quéribus mais on est sur une crête très développée. Pour éviter que l’ennemi puisse prendre pied sur cette crête, l’idée a été d’occuper tout l’espace et de prolonger partout les falaises par des murailles et on a même terminé ces murailles par un éperon très aigu où était aménagée une petite plateforme qui servait sans doute à poser une machine de tir. Si les assaillants étaient venus depuis la crête, on pouvait les contrôler depuis cet éperon.
Ici nous sommes devant le système d’entrée du château où l’on voit une sorte de barbacane, c’est-à-dire de défense avancée protégeant la tour qui était percée d’archère et qui protégeait la porte principale de la muraille. On remarque à l’angle du mur du rempart principal, le départ d’une arcature qui marque l’emplacement d’une échauguette, c’est-à-dire une petite tourelle d’angle. Comme le rocher est trop abrupt, on ne pouvait pas asseoir une tour, donc on a mis une petite échauguette d’angle qui permettait de couvrir la porte. En cas de problème sur la porte d’entrée, on pouvait ainsi la défendre facilement.
Ici se trouvent les éléments les plus anciens que l’on peut voir en architecture en élévation sur le château. On remarque que l’ensemble fortifié qui est devant nous est composé de différentes parties. On a tout d’abord une espèce de bâtiment arrondi contrebuté par des contreforts, supportant un chemin de ronde qui se raccorde à une portion de muraille et va rejoindre une autre tour. Il est intéressant de remarquer que sur le bâtiment arrondi on a une différence très nette entre les maçonneries du bas et les maçonneries supérieures. Les maçonneries du bas sont constituées d’assises de pierres équarries, disposées assez régulièrement et qui encadrent une fenêtre avec un linteau monolithe arrondi. Mais dès qu’on passe une certaine hauteur, on tombe sur des blocs de pierre de grande dimension, disposées aussi en assise régulière et supportant un crénelage percé d’archères, do nc un chemin de ronde purement défensif. En fait la partie basse correspond à l’abside de l’église romane du castrum de Peyrepertuse, c’est-à-dire l’église des seigneurs occitans qui ont régné ici avant la conquête royale. La partie supérieure correspond à la fortification du lieu après la conquête royale. Donc ce noyau fortifié a été établi par les ingénieurs du Roi pour se protéger, alors que Peyrepertuse forme la tête de pont de l’armée française dans le maquis du Fenouillède. Vraisemblablement, pour arriver très vite ici à avoir un noyau efficace, on réutilise la vieille église pour servir de tout premier château. C’est là que les premières garnisons royales s’implantent. Une fois, cet ensemble protégé, on lance les fortifications de la partie basse avec la gigantesque enceinte qui se déroule ici, avec ses tours « ouvertes à la gorge » (ne se refermant pas sur l’intérieur de façon à ce que si la tour est prise, elle ne puisse pas servir de point d’appui à l’ennemi) et son éperon. Dans cette enceinte basse, on établit différents bâtiments : une partie de ces bâtiments était adossée aux courtines (on devine toute une série de logements de poutres qui marque l’emplacement de planchers ou de charpentes) et d’autres ont été bâtis en pierre sans doute à une date plus tardive au XVè ou XVIè siècle.
Un des aspects remarquables du château de Peyrepertuse, c’est son intégration dans le rocher, puisque pour bâtir le château on a profité de la pierre qui était sur place. On peut dire q’un château comme celui-ci est bâti dans sa propre carrière. En récupérant les matériaux, on creuse l’emplacement des bâtiments puis ensuite on met en œuvre les matériaux pour construire les murs. En même temps, les carriers qui exploitent la roche en profitent pour faire quelques aménagements qui serviront à la garnison. On voit par exemple ici un banc qui a été taillé; on a fait attention à laisser suffisamment de roche pour que celle-ci constitue un escalier dont on voit une trace ici; et de ce côté, on est allé plus loin puisqu’on a même taillé l’évier qui devait servir pour la cuisine d’un bâtiment disparu avec son étagère. On peut très bien imaginer ici les cruches; on a même le trou d’évacuation vers l’extérieur, tout ça taillé dans le rocher.
Ici il y a une ancienne porte murée qui est tout à fait intéressante puisqu’elle donne quasiment dans le vide. On imagine qu’en cas de problème la garnison pouvait s’évacuer ou envoyer un messager pour donner l’alerte. A partir d’un échelle de corde on descendait jusqu’à une terrasse rocheuse et on arrivait à filer jusqu’en bas de la falaise en passant derrière une aiguille rocheuse qui masquait la personne qui souhaitait s’échapper du château à la vue des assaillants. Il y donc un système un peu dérobé qui permettait de fuir du château. Cette porte a été murée plus tard.
Ici nous sommes entrés dans un bâtiment d’habitation qui est encore bien conservé. On retrouve toujours le soucis de profiter du rocher avec un escalier taillé dans le roc. C’est l’occasion de parler de ces garnisons qui peuplaient ces châteaux royaux. On a peu de renseignements sur le village des seigneurs de Peyrepertuse; par contre dès lors que ce lieu est géré par l’administration royale, on a des textes de comptabilité. L’administration fait attention à ce qu’elle dépense et elle note les effectifs des garnisons et ce qu’elle leur donne. Ce qui est intéressant, c’est de voir que malgré l’ampleur du château, les garnisons restent relativement faibles : 15 à 25 personnes. Il est vrai que 25 personnes bien armées, bien équipées, dans ce château, vu l’escarpement du site, sont très efficaces. L’avantage étant qu’avec peu de monde à l’intérieur, on n’a pas besoin de trop de réserves alimentaires. Il faut un juste équilibre entre la capacité de stockage, la capacité de conservation et le nombre de personnes nécessaires pour garder le château. Donc un effectif assez faible dans lequel il y a quand même une hiérarchie. Il y a toujours un « châtelain » qui n’est pas forcément un noble, c’est un officier expérimenté qui commande la place. Il y a les soldats, qu’on appelle à l’époque des « sergents ». On a mention quelquefois de postes subalternes comme « guetteurs » (c’est quelqu’un qui doit être pris en raison de sa vue). On a mention aussi de « portiers » (peut-être un concierge qui reste à demeure sur le site). Et il y a aussi systématiquement pour toutes les garnisons « un chapelain » qui est là pour assurer l’encadrement religieux et qui joue aussi sûrement le rôle d’administratif. Il est sans doute le seul dans la garnison à savoir lire et écrire et il est là pour tenir la correspondance et tenir les livres de comptes du château. Comme l’espace est très développé et qu’il y a peu d’hommes, pour ne pas se laisser surprendre par une attaque surprise, on renforce la garnison par des chiens. On a mention de nourriture pour l’entretien des chiens, l’entretien des « mâtins », donc on peut imaginer que se sont des chiens de garde, de défense qui ne doivent jamais sortir et qui sont là pour donner l’alerte et pour empêcher une attaque nocturne par surprise.
Ici vous voyez les latrines du château. C’est quand même un aménagement assez luxueux pour l’époque. Tous les châteaux n’en ont pas. Certains châteaux seigneuriaux se contentent de jeter « ça » par-dessus le mur. Il est vrai que les garnisons qui étaient là, vivaient dans des conditions de confort matériel qui, pour l’époque, étaient assez importantes. Il y avait des cheminées dans les pièces d’habitation, des espaces assez vastes, bien bâtis, des citernes en abondance donc ils ne manquaient pas d’eau, de grands espaces de stockage… C’était un aménagement relativement luxueux pour l’époque.
Ici nous sommes rentrés dans la cour intérieure du Château Vieux qui a été sans doute le premier espace fortifié. De suite on peut noter que l’on voit des bâtiments posés sur le rocher qui n’ont pas du tout le même aspect. Là sur le point culminant, une tour ronde, aveugle, est raccordé à un bout de muraille percée d’une porte. A l’extrémité de cette muraille, on a la tour royale. On voit très bien la différence de maçonnerie : des gros blocs d’un côté et des petites pierres de l’autre. Depuis la tour royale, part le chemin de ronde. Donc on peut émettre l’hypothèse que cette tour circulaire et le bout de muraille qui lui est accolé correspondent à une partie du château des Seigneurs de Peyrepertuse qui aurait été englobée dans la forteresse royale. Un peu comme on a gardé dans l’urgence l’église du château occitan pour s’en servir de soubassement à la muraille défensive, on a gardé une partie du château occitan dans l’idée de fortifier très rapidement ce noyau. De l’autre côté, on a une seconde porte qui donne vers le centre du château. Cette porte est très bien défendue par un double système : d’une part un assommoir, mais derrière on devine les rainures de circulation d’une herse. C’était une lourde grille de bois qu’on pouvait laisser tomber un peu comme un couperet depuis le haut du balcon en cas d’attaque surprise. Car ce qu’on craignait le plus, ce n’était pas les sièges longs et coûteux qui avaient peu de chances d’aboutir ici, mais les attaques surprise. Donc un simple garde placé au-dessus pouvait, en enlevant simplement une goupille, faire tomber la herse et barrer l’accès sans avoir à descendre.
Nous sommes ici dans l’église Ste Marie de Peyrepertuse, qui est citée dès le début du XIIè siècle dans certains textes. Elle a été pendant longtemps l’église du castrum des Seigneurs de Peyrepertuse avant de servir de chapelle à la garnison royale. Donc la partie supérieure, au-dessus de la voûte du cœur était un espace résidentiel, une salle de la garnison, surmontée d’un chemin de ronde défensif et la partie inférieure était la chapelle de la garnison. Sachant que cette église, qui servait au temps où elle a été bâtie à toute la population d’un castrum, se trouvait être trop grande pour la garnison, on n’a pas hésité à la diviser en deux par un mur de refend. Toute la partie arrière a été transformée en pièce de stockage avec notamment une citerne assez importante, assez profonde dans l’angle de la salle. On voit encore sur les murs de la citerne le mortier d’étanchéité, rose, fait à base de chaux et de terre cuite pilée. Ici on voit la porte murée de l’ancienne église. Cette porte doit dater de l’an 1000 à peu près. Elle a été murée quand on a transformé cet espace et qu’on l’a fortifié.
Nous sommes ici dans un bâtiment assez important, de grandes dimensions, qui a une forme polygonale assez particulière et qui a peut-être été un espace de stockage intermédiaire entre les deux murailles. En effet, Peyrepertuse est un château double : le château Vieux en bas et le château San Jordi au sommet de l’éperon sont totalement indépendants. Entre ces deux espaces fortifiés, il y a un long complexe de murailles avec ce bâtiment polygonal au milieu. C’est peut-être là aussi que se trouvaient les animaux parce que dans un château comme ça, il faut imaginer quantité de petits chevaux pour la garnison, mais aussi des ânes qui pouvaient monter partout. L’âne est une bête de somme extraordinaire, donc il faut imaginer que tout ce qui était ravitaillement, marchandises,… était acheminé au sommet du château par les ânes qui devaient peut-être se trouver ici.
Voici l’escalier dit « de St Louis », taillé dans le rocher, et qui met en relation les parties inférieures du château avec le château supérieur qu’on appelle « San Jordi ». On possède le mandement du Roi qui demande à ce que soit fait un escalier reliant le Château Vieux à San Jordi et qu’on le fasse au moindre coût.
Ici nous sommes à l’intérieur du château San Jordi qui a sans doute servi de résidence principale à la garnison. Ce château semble avoir été bâti d’un jet sur le sommet de la montagne. Qu’y avait-il avant ? Est-ce que les Seigneurs de Peyrepertuse y avaient une tour de guet ? On ne le saura pas. A priori pour bâtir ce château là, il a fallu se servir de la montagne comme carrière donc on a extrait d’énormes quantités de matériaux et les traces anciennes ont disparu. Par contre, ce qui est intéressant c’est de constater que nous sommes dans de belles pièces, avec des fenêtres assez larges. On voit ici une fenêtre avec une banquette, on appelle cela une fenêtre à « coussiège », ce qui permet aux occupants de profiter au maximum de la lumière. On voit les traces d’une vaste charpente au-dessus avec des corbeaux qui supportaient les poutres. Ici on a l’emplacement encore perceptible d’une cheminée assez imposante, qui fait presque 2m de large. On devine aussi des escaliers de part et d’autre qui desservent les étages ou qui mettent en relation avec les pièces voisines.
Voici l’ouverture de puisage d’une citerne assez importante et qui se trouve sous la salle d’habitation. Cette citerne est placée de manière judicieuse puisqu’elle regroupe l’eau des toitures des bâtiments qui sont au-dessus de nous et en même temps elle est au bas de toutes les eaux qui tombent sur la montagne. On voit des canalisations d’évacuation de part et d’autre, et c’est une citerne qui doit faire dans les 25 à 30 m3. Sur le château, 4 citernes de ce genre ont été repérées à ce jour, ce qui fait environ 100 m3 d’eau stockés en permanence sur la forteresse, ce qui est assez conséquent si on songe que seulement 25 hommes l’occupent.
Devant la pièce où nous nous trouvons, on voit le sommet de la montagne et on voit très bien le front de carrière dégagé par les bâtisseurs lors du chantier de construction. On devine les traces d’extraction. On voit que cette roche a été exploitée en carrière, et évidemment, au fur et à mesure qu’on dégage le matériau, on gagne de l’espace pour l’habitation. C’est un travail fait en toute logique. Il faut dire que les gens qui travaillent ici sont des bâtisseurs professionnels. Il ne faut pas imaginer que ce sont des serfs ou des paysans réquisitionnés. C’est un travail de professionnels, de gens qui maîtrisent leur métier : tailleurs de pierre, charpentiers… Ils sont très bien payés, nettement plus payés que les gardes du Roi. Ce sont des gens qualifiés venant de toute la France, de tout le royaume pour travailler sur ces grands châteaux royaux. Sans doute, dans la seconde moitié du XIIIè siècle, quand les rois de France bâtissent toutes ces forteresses, on doit venir de partout en Languedoc parce que les chantiers sont gigantesques. Le château de Peyrepertuse est rebâti en même temps que celui de Quéribus, de Puylaurens, d’Aguilar mais aussi en même temps que la Cité de Carcassonne. La Cité s’est achevée, Peyrepertuse était en chantier, quand on a lancé les fortifications d’Aigues-Mortes. Donc le fait de travailler dans les chantiers du Roi de France était très lucratif. On peut penser que des gens sont venus de loin, et étaient très qualifiés. Celui qui dirige le chantier, c’est le maître d’œuvre, généralement tailleur de pierre ou charpentier. C’est quelqu’un un peu sorti du rang, qui a une qualification professionnelle et qui est très bien payé. Un seul maître d’œuvre peut surveiller 3 à 4 chantiers de châteaux. En dessous du maître d’œuvre, il y a le maître des charpentiers ou le maîtres des tailleurs de pierre qui sont les 2 corps de métier principaux. Ces gens là aussi ont des salaires importants. Ils dirigent des équipes nombreuses. Il y a en effet beaucoup de monde sur ces chantiers : tailleurs de pierres, charpentiers, manœuvres, forgerons, maçons, etc. On a une chance assez extraordinaire à Peyrepertuse, c’est qu’on possède dans un dépôt d’archives, le livre de comptes du château pour les années 1300 et 1301. C’est un document extraordinaire dans la mesure où tout le personnel du château, tous les gens qui travaillent sur le chantier sont mentionnés avec le nombre de journées qu’ils font, le salaire qu’il gagnent mais aussi tous les achats. On a mention de l’achat de clous, de planches, de tuiles, on a les volumes, les lieux d’achat, les vendeurs, et quantités de mentions qui permettent d’imaginer ce qu’était le quotidien du château depuis la nourriture pour les bêtes de somme, jusqu’aux cordes pour l’approvisionnement des engins de levage, etc. Donc on a vraiment tout une vue extraordinaire de ce chantier.
Sur le point culminant du site, on a bâti de toute pièce au temps de Saint Louis vraisemblablement, un lieu de culte sans doute dédié à Saint George puisque le château a pour nom San Jordi. C’est donc une chapelle construite par les ingénieurs du Roi de France. Il y avait l’église ancienne des Seigneurs de Peyrepertuse incorporée au château Vieux en contrebas et l’église supérieure ici.
Le château de Peyrepertuse a eu la chance de bénéficier de 10 ans de fouilles menées par Lucien Bayrou qui a jeté sur ce site un double regard : celui d’un archéologue qui a exploré par des sondages archéologiques les entrailles et la mémoire du site, et celui d’un architecte des bâtiments de France qui a su mettre en évidence de façon très fine et très juste le chantier de construction de ce site. Car avant d’être une place forte militaire, Peyrepertuse a été un gigantesque chantier et il y a sans doute eu bien plus de trésor d’ingéniosité et même d’héroïsme qui ont été mis en œuvre pour bâtir le château que pour le défendre plus tard.
Moi je viens dans ces châteaux depuis que je suis gamin, depuis que j’ai 15 ans et ce qui m’a toujours frappé c’est à la fois les paysages grandioses qui les entourent, cette nature revenue à l’état sauvage et ces forteresses qui sont le symbole de l’ingéniosité des hommes, de la rigueur des bâtisseurs, avec une symbiose totale avec le milieu qui les entoure. On utilise la roche pour bâtir les murs, on va poser des murailles fantastiques à quelques centimètres du vide, on fait des citernes qui recueillent l’eau de pluie et avec ça, on vit dans ces châteaux. C’est un exemple d’harmonie entre le travail de l’homme et la nature, qui doit nous servir d’exemple et qui est très positif aujourd’hui.
Voir aussi- Catharisme
- Duilhac
- Eglise St Julien et Ste Basilisse
- Les Médiévales
- Château de Peyrepertuse
- Château de Quéribus
- Le Sermon du Curé de Cucugnan
- Aire de camping-car
- Au panier gourmand
- Auberge de le source
- Restaurant La batteuse
- Auberge de la Table du Curé
- Auberge de Cucugnan
- Cheval cathare
- Les Embialades
- Gîte d’étape communal de Duilhac
- Gîte La Bergerie
- Gîte L’arche de Peyrepertuse
- Gîte Les noyers
- Gîte Les souquets
- Gîtes cathares
- Chambres d’hôtes L’Amandière
- Chambres d’hôtes L’écurie de Cucugnan
- Chambres d’hôtes L’embellie cathare
- Les étains
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- Chambres d’hôtes Les Santolines
- Gîte Les Santolines
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